Les Variations Goldberg font suite aux trois parties de la Clavier-Übung de Johann Sebastian Bach. La page de titre présente l’oeuvre comme « Exercice de clavier consistant en une Aria avec différentes variations pour le clavecin à deux claviers…». Forkel, dans sa biographie du compositeur, relate que ces variations furent composées à la demande du comte von Keyserlingk pour que son claveciniste, Johann Gottlieb Goldberg, puisse lui en jouer quelques unes durant les insomnies qui troublaient les nuits du comte. Mais aucun élément concret ne nous est parvenu pour prouver les propos de Forkel. La virtuosité exceptionnelle que requiert cette oeuvre fait également penser qu’elle a peut-être été une sorte de réponse à la publication par Domenico Scarlatti de ses 30 Essercizi en 1738, qui exploitent eux aussi, mais dans une moindre mesure, des aspects de la technique de clavier encore inusités à cette époque. Tant ces aspects techniques que la sublime éloquence, le génie du contrepoint et l’inépuisable variété des Variations font de cette oeuvre l’un des sommets du genre.

Avec son interprétation captivante, Pascal Dubreuil achève l’édition des quatre parties de la Clavier-Übung chez Ramée: (CÜ1 RAM 0804, CÜ2 RAM 1001, CÜ3 RAM 1305).