En dépit de son nom de baptême, Santo Lapis n'avait rien d'un saint, lui dont la longue carrière internationale rappelle les nombreuses «vénérables canailles» de l'époque de Casanova. Durant son séjour aux Pays-Bas (1741-1757), ce compositeur et imprésario natif de Bologne publia des œuvres aussi diverses qu'une collection de sonates pour clavecin à destination d'une jeune comtesse russe et une redoutable Stravaganza pour un lord hollandais mélomane qui retira son nom…