C’est à la veille de son quarante-troisième anniversaire que Beethoven connut son grand moment de gloire. Au pupitre de la Redoutensaal de l’université de Vienne, il dirigeait ce soir-là un spectaculaire Charity-Event, avec une pléiade de stars triées sur le volet. Le succès, en ce 8 décembre 1813, fut si monumental qu’il fallut redonner le concert quatre jours plus tard. Pour l’occasion, Beethoven avait pris à son bord un spécialiste ès divertissements : Johann Nepomuk Maelzel, « Mécanicien de cour » de son état et toucheà- tout de génie. De la fin de l’été jusqu’à l’automne 1813, Beethoven, assisté de Maelzel, fut occupé à la composition de La Victoire de Wellington. La Septième symphonie de Beethoven avait presque eu le temps de prendre de la patine, tant elle avait attendu avant sa création triomphale : bien que portant un numéro d’opus postérieur à La Victoire de Wellington, elle fut composée presque deux ans auparavant, de l’automne 1811 au printemps 1812. Sa carrière n’en fut que plus éclatante.

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