Avec ce quatrième volet du projet Stradella, Andrea De Carlo et l’Ensemble Mare Nostrum continuent leur exploration du genre de l’oratorio, à la suite des récentes redécouvertes de San Giovanni Crisostomo et Santa Editta.

Une jolie danseuse de la cour impériale d’Antioche en Syrie, Pelagia, est l’objet de la rivalité entre un ange du mal, Mondo (le Monde), qui l’exhorte à pleinement profiter de la vie avant que l’âge abîme sa beauté, et l’évêque Nonno d’Edessa, qui, avec l’aide d’un bon ange, Religione, l’invite à une vie dédiée à Dieu. Pelagia succombe aux flatteries de Mondo, mais au moment où celui-ci célèbre sa victoire, elle se retire inopinément dans une grotte solitaire, dans une région sauvage, où elle peut consacrer le restant de son existence à Dieu. Stradella n’a pu résister à révéler son point de vue au sujet de ce revirement soudain, donnant une fin inattendue à l’oratorio. La soprano Roberta Mameli nous offre un portrait complexe et séduisant du rôle-titre, entourée de remarquables musiciens, parmi lesquels Sergio Foresti en Mondo, Raffaele Pe en Religione et Luca Cervoni en Nonno.

Comme dans les volets précédents, l’enregistrement a été réalisé dans le cadre du Festival international Alessandro Stradella à Nepi, lieu de naissance du compositeur.