Berlioz : symphonie fantastique
Une version belge et bluffante de la symphonie fantastique qui éclipse toutes les interprétations antérieures - ffff Télérama Gilles Macassar 9 janvier 2010 'Pour bien rendre mes oeuvres les exécutants, et leur directeur surtout, doivent sentir comme moi', prescrit, en postscriptum de ses Mémoires , un Berlioz échaudé par la trahison de ses interprètes. Jos van Immerseel et ses musiciens, qui publient aujourd'hui une version sidérante de la Symphonie fantastique , 'sentent-ils' Berlioz ? En tous cas, ils n'ont pas ménagé leurs efforts (leur préface, rédigée à plusieurs mains, en témoigne) pour 'savoir' comme lui - en savoir autant que l'incollable auteur du ‘traité d'instrumentation et d'orchestration sur les instruments de son époque, leur facture, leur jeu, leur effectif, leur disposition... De cette érudition passionnée, jointe à un tempérament et à une imagination très peu tièdes... résulte une interprétation de la Fantastique qui laisse loin derrière elle ses rivales sur instruments historiques - signées John Eliot Gardiner, naguère ou Roger Norrington jadis...L'enchantement tient d'abord, pour chacun de ces « épisodes de la vie d'un artiste », à la magie acoustique des couleurs Que devient ainsi la Fantastique, symphonie à programme déroulant le cauchemar d'un jeune romantique qui, par désespoir amoureux, croit s'empoisonner en absorbant une dose d'opium qui le fait seulement délirer ? Un somptueux film d'épouvante, que n'aurait désapprouvé ni Murnau ni Eisenstein, mêlant rêverie bucolique et autodérision sarcastique. Bonne nouvelle, on vient d'en restaurer la pellicule couleurs ! Gilles Macassar Telerama n° 3130 - 09 janvier 2010

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