Si les premières symphonies de Franz Schubert sont parfois considérées comme des oeuvres de jeunesse d’un compositeur encore en plein apprentissage, elles témoignent cependant d’un génie de la construction symphonique dont peu de musiciens ont fait preuve à respectivement 16 (Symphonie n° 1), 18 (Symphonie n° 3) et 19 ans (Symphonie n° 4). Malgré ces débuts prometteurs, Schubert ne sera que peu publié de son vivant – un dixième de sa production environ et majoritairement des lieder –, et il faudra attendre soixante ans après sa disparition pour voir ses oeuvres symphoniques imprimées.

Philippe Herreweghe et la Philharmonie Royale de Flandres rendent ici un superbe hommage à ces pages moins connues et peu enregistrées du compositeur, dans une interprétation toute en finesse, précision et sensibilité.